The Wall.
3° 17′ 42″ nord, 95° 58′ 55″ est
Installation photographique autour de la catastrophe, de la trace corporelle et de la disparition.
Wall s’inscrit dans une réflexion sur la mémoire des catastrophes et la disparition des corps dans les récits contemporains. Le projet prend pour point de départ le dernier tsunami survenu en Indonésie, dont les victimes ont été rapidement réduites à des chiffres, relayés par les médias avant de s’effacer de l’espace public.
L’installation associe des radiographies dentaires — fragments corporels anonymes, habituellement utilisés pour l’identification post-mortem — à une étendue de sable noir, chaque grain correspondant symboliquement à un décès. Ce dispositif met en tension la précision clinique de l’image radiographique et l’impossibilité de saisir l’ampleur humaine de la catastrophe. Wall interroge ainsi la manière dont la mort collective est comptabilisée, archivée, puis absorbée, laissant derrière elle des traces silencieuses plutôt que des corps visibles. La photographie et l’installation deviennent ici des outils de confrontation, obligeant le regardeur à faire face à ce qui ne peut être pleinement représenté.
D'après film négatif.
Polyptyque.
Impression numérique sur plexiglas.
Ed/3 +3EA
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